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 Bloody wedding { RAKESH

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Parvati Sharma


Depuis mon arrivée en Inde, j'ai rédigé : 216 , et je suis ici depuis le : 24/09/2015

MessageSujet: Bloody wedding { RAKESH   Jeu 26 Nov - 22:56

Bloody wedding
unis pour le pire


Le bourdonnement, que faisait les nombreuses voix de femmes qui n'arrêtaient pas de parler entre elles, était interminable et insupportable. Elles avaient toutes l'air si joyeuses à l'idée qu'une nouvelle union allait se réaliser, dans cette famille à la renommée si illustre de la capitale. La caste des Kshatriyas toute entière était en émoi. Ces femmes, pour la plupart des épouses, entouraient une jeune femme qui elle, ne semblait pas partager leur euphorie collective. On touchait sa peau nue, on l'enduisait de nombreuses huiles parfumées, on la coiffait, on recouvrait ses bras de peintures au henné. La pauvre était ballottée de tous les côtés. Son regard triste ne quittait pas ses pieds, peints de rouge pour l'occasion et dont même les orteils étaient ornés de bijoux. Son âme se consumait à la vitesse d'un bâton d'encens dans un temple hindou. Pourtant, personne autour d'elle ne notait son désespoir pourtant si visible sur son visage. « Paro, tu préfères cette teinte ou celle-ci pour ton voile de cérémonie » dit une femme dans l'assemblée. La belle leva péniblement ses yeux mais ne deigna même pas répondre à son aînée. Cette future mariée endeuillée, c'était Parvati Sharma.

Depuis le retour de son escapade à Jaipur, tout avait changé. Au lieu d'être battue, comme elle avait imaginé l'être, sa famille entière lui avait donné rendez-vous dans une salle secrète que le groupe utilisait pour ses initiations. On l'avait installé au centre de la pièce et Abilasha avait parlé, soutenue de près par les autres membres de la famille. Cette phrase était restée encrée dans son esprit. « Nous ne pouvons plus te permettre de partir seule, où tu veux, quand tu veux. Tu n'es plus une enfant Parvati. Tu seras une épouse ». Ces mots, si durs à entendre, étaient pourtant si réels. Avant même qu'elle ne pose ses pieds dans la capitale, le mariage avait déjà été arrangé. Tout, l'époux, la date, le lieu, la cérémonie. Tout avait été fait pour que, le moment venu, la future mariée n'ait plus rien à contester. A ce moment-là, Parvati se rendit compte de sa place qu'elle avait dans cette famille d'adoption. Elle qui pensait être exonérée de mariage, après avoir raconté ses déboires à sa nouvelle mère, voilà qu'une nouvelle union avait été organisée. Cette nouvelle eut l'effet d'un coup de poignard dans le cœur de la rebelle. Un malheur pouvant en cacher un autre, la maîtresse de la famille, Abilasha, lui annonça l'identité de son futur époux. Il s'appelait Sankar Banerjee, membre du groupe Kalima depuis sa création. Cet homme, d'une trentaine d'années, était riche et avait un poste de juge au sein du groupe. Sankar s'occupait généralement des nouvelles recrues, jeunes ou plus âgées, et avait pour rôle de les endoctriner mais aussi de tester leurs limites. Parvati avait entendu dire qu'il n'était pas tendre avec eux. Elle ne l'avait vu qu'une fois, lors du mariage de Samir il y a quelques années. Il avait été très hautain envers elle, la snobant comme si elle n'était qu'un déchet de première catégorie. A l'annonce de son nom, Parvati se souvient d'avoir éclaté en sanglots. Sa vie était fichue. Elle allait être liée à l'homme le plus désagréable qu'il soit, sans avoir d'issue de secourt.

Aujourd'hui, à 21 ans, Parvati allait devenir une épouse. Préparée par ses paires, la jeune femme s'avançait dans la pièce, sous le regard émerveillée des femmes de l'assemblée. Des compliments fusaient, de ci et là. Dans l'esprit de la belle fiancée, il n'y avait que la mort et de désespoir. Peut-être finirait-elle par mourir par ses propres moyens, pensait-elle. Quel comble ce serait pour l'organisation ! Une empoisonneuse qui meurt empoisonnée. « Il est temps d'y aller, Sandhya accompagne-là jusqu'à la salle de la cérémonie » Fit une voix féminine derrière-elle. La fille d'Abilasha s'empara de la main de Parvati et la tira, littéralement hors de la pièce.

La mariée traînait des pieds dans les couloirs de l'immense demeure, pensant voir au détour d'une porte une moustache qui ne lui était pas inconnue. Passons, probablement une illusion. Son visage, recouvert par un voile écarlate, aux couleurs de son sari de cérémonie, ne quittait plus le sol recouvert de pétales de fleurs. Elles s'arrêtèrent devant une porte. Derrière, un bruit monstre se faisait entendre. Ce brouhaha n'indiquait qu'une chose : toute la communauté devait être réunie pour cette union maudite. Parvati s'accrocha au bras de la jeune femme, crispée, enfonçant ses ongles dans sa chaire. Sandhya se tourna alors vers sa demi-sœur, affichant un air grave, elle remua violemment son bras pour se dégager de son emprise. C'était la première fois qu'elle la voyait si sévère. « Ça suffit maintenant. Tu y vas, tu n'as pas le choix. Ne déçois pas mère, elle a mis tellement d'argent dans ce mariage alors que tu n'es même pas sa vraie fille. Maintenant tu te tais et tu avances ! » Ces mots la blessèrent. Sandhya était comme une vraie sœur pour elle, une amie. Là, la traitresse la laissait à son sort.

La mariée et la demi-sœur avançaient, main dans la main, à travers la salle de réception, décorée pour l'occasion de façon fastueuse. Tous les regards étaient fixés sur elle. A nouveau, Parvati serra fort la main de Sandhya, qui au lieu de la rassurer lui murmura quelques menaces. C'était la première fois, depuis le décès de sa famille, que la belle indienne se sentait aussi mal dans sa peau, aussi désespérée. Tous ces regards sur elle, c'était vraiment effrayant. Elle qui avait l'habitude d'être si sûre d'elle, avait l'air, aujourd'hui, d'un agneau qu'on emmenait à l'abattoir. Paro tremblait sous sa couche de voiles. Son visage avait beau être maquillé, recouvert d'artifices divers, elle n'en paraissait pas moins malheureuse.

Bientôt, ce sera terminé, se répétait-elle sans cesse dans sa tête depuis l'annonce de cette union. Là, elle s'arrêta devant sa belle-famille au complet. Parvati se stoppa automatiquement à deux mètres d'eux, on dut la pousser discrètement pour qu'elle aille les saluer dignement. Une horreur. Les gens, autour d'elle, étaient tous des membres de la guilde Kalima. Sans exception. Il y avait probablement les leaders de ce groupe qui étaient cachés dans la foule. Elle ne pouvait pas s'enfuir sans risquer de graves représailles. Personne ne semblait remarquer son comportement étrange. Peut-être mettaient-ils sa réticence sur le compte de son caractère, connu de tous pour être l'un des plus récalcitrants. Car oui, la petite Paro s'était faite une sacrée réputation dans le clan. L'impertinente, qu'on l'appelait. L'épineuse, ou même la fleur noire. Des surnoms bien mérités. Cependant aujourd'hui tous s'attardaient à dire que la sauvageonne allait voir son caractère corrigé par son nouveau mari. Oui, le choix de Sankar ne devait pas être indifférent.






ₓfin d'une vie indigèneₓ
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Rakesh Mangeshkar


Depuis mon arrivée en Inde, j'ai rédigé : 65 , et je suis ici depuis le : 15/11/2015

MessageSujet: Re: Bloody wedding { RAKESH   Ven 27 Nov - 0:15

Bloody wedding
unis pour le pire


C’était dans une des plus petites pièces de l’immense demeure des Jamwal que Rakesh avait été convié. On l’avait jaugé de la tête au pied et sommé de revêtir une tenue blanche en lin et un turban, en tant que membre du clan, il fallait qu’il paraisse à son avantage, car aujourd’hui était un grand jour, on mariait une des filles, une des fleurs que Abilasha, la doyenne et matriarche considérait comme sa propre enfant. Après son séjour à Jaipur, le casseur état resté quelque peu en retrait, il avait fait son rapport, donné de fausses informations pour protéger ses arrières et ceux de Parvati, mais il n’avait pas revu la demoiselle, ni osé parler d’elle avec les autres membres des Kalima. Il espérait parfois la voir saine et sauve au détour d’un couloir, mais les hommes étaient bien trop séparés des femmes pour ne jamais l’apercevoir. Alors le garçon de Delhi c’était fait une raison, si la petite peste avait fini par mourir là-bas il n’y était pour rien après tout. Mais quelque chose au plus profond de son âme lui intimait qu’elle était vivante quelque part, après tout elle avait plus d’un tour dans son sac et elle le lui avait mainte fois prouvés alors qu’ils avaient passé ensemble à peine vingt-quatre heures.
Les tambours se firent entendre, la grande salle se remplissait, on présenta le marier aux hommes, tous touchèrent ses épaules, Rakesh fit un effort afin de l’honorer du geste, mais cet homme qui se trouvait en face de lui, il ne l’avait jamais apprécié. Sankar Banerjee, quiconque voulait s’intégrer au clan devait un jour ou l’autre passé devant lui, le juge avait déjà connaissance des actions passés de Rakki, mais il l’avait poussé à prouver sa valeur tout de même, ce que l’indien avait fait avec brio, au prix de quelques vies volées dans les rues de Calcutta. Il avait dû démontrer sa force et sa rapidité en se mesurant aux autres garçons de la maison, et il l’avait fait. Rien ne semblait échapper à Sankar, et pourtant il avait fait entrer le tigre en acceptant le Mangeshkar dans le sein des Kalima. Si l’homme paraissait hautain et dur, Rakesh avait aussi sentit une forte soif de pouvoir, et c’est pourquoi aujourd’hui le casseur ne c’étonnait pas de le voir se marier à l’une des filles d’Abilasha.
La porte s’ouvrit et le marier sorti accompagner de sa famille, eux, les casseurs, les gros bras devraient attendre qu’on leur en donne la permission. Attendant patiemment l’enfant de Delhi posa son dos contre un mur et passa ses doigts sur son épaisse moustache. Il n’avait jamais aimé qu’on le mette au second plan, et pourtant c’était bel et bien l’histoire de sa vie depuis le commencement.
Un voile pourpre sembla accroché son regard, mais la démarche était trop rapide, trop furtive pour qu’il ne puisse savoir de qui s’agissait, et pourtant il ne put lâcher des yeux l’espace d’où était provenu cette apparition.

« Allez-y. Vous resterez autour de la famille le temps de la cérémonie. »
Les hommes sortir en rang serré, mais Rakesh restait à la traine en arrière, attrapant une fleur au passage et commençant à la passer sous son nez, il n’avait jamais aimé l’odeur de l’encens et on en avait parfumé toute la demeure afin de la purifier et d’apporter le bon œil pour cette journée de festivité. Arrivé sur le lieu du mariage, l’indien ne put que se dire que les choses avaient été « bien faite », cela devait être une fleur bien délicate et précieuse que l’on mariait aujourd’hui pour que l’on dépense autant d’argent pour elle et son futur époux.
Les femmes parlaient entre elle, se tapant dans les mains, faisant teinter leurs bracelets, les hommes les plus riches étaient assis en tailleurs sur des coussins et parlaient entre eux. Rakesh prit place prêt de ses « frères » et croisa les bras sur sa poitrine, une position certes de force mais qui lui avait toujours parut la plus confortable. Lui seul semblait si fermé en cette journée et il dénotait sans nul doute avec le reste de l’assistance.

« Alors Rakesh, on envie le marié ? Il faut dire qu’il y a de quoi ! »
Bilal, un casseur à la carrure aussi imposante que la sienne venait de donner à Rakesh un grand coup de coude dans les cotes ce qui eut pour effet de le faire se raidir et d’obliger ses jambes à ne pas bouger. Habituellement le casseur aurait répondu par un bon poing dans le ventre en retour, histoire de voir qui des deux allaient le plus loin dans la provocation, mais c’était jour de mariage, et Rakesh n’avait que faire de l’avis de Bilal sur la mariée.

« Je vois pas de quoi tu parles, un mariage c’est un mariage point ! »
Le Mangeshkar avait lui-même faillit se marier, trois fois, trois échecs, trois femmes qui n’étaient pas faites pour lui, trois fois il n’avait pu mener de femme jusqu’au aîné cérémonial. Aujourd’hui il était pourtant là, à jouer les gros bras, les faire valoir et cela ne l’attristait pourtant pas. Son heure viendrait il le savait.
Mais tandis qu’il regardait la salle indifférente, son comparse se pencha un peu plus vers lui, et murmura à son oreille sur un ton provocateur des plus déplaisants.
« Pourtant on dit que tu es resté plus de temps que prévu à Jaipur, la petite Parvati n’y était donc pour rien … ahah. »
Un rire gras sorti de la gorge de Bilal tandis que les yeux de Rakesh se fronçaient en se posant sur le voile pourpre de la mariée. Ce pourrait-il que la fleur qui se mari aujourd’hui soit …
Sankar prit la main de sa promise et lui faire un tour pour se retrouver à son tour face à sa belle-famille attendant la bénédiction. Le regard de Rakki se posa alors sur Paro qui leva au même moment les yeux. Il ne pouvait y avoir de doute, la petite peste sauvageonne était bien la fiancée. Son visage affichait une telle tristesse que Rakesh eut soudainement envie de la rejoindre et de la cacher de la vue des autres femmes pour qu’elle ne s’attire pas plus de honte, mais il ne pouvait bouger, il n’en avait pas le droit et il y avait bien trop de témoins dans cette salle pour faire quoi que ce soit. Pourtant une brulante sensation d’adrénaline remonta le long de sa colonne vertébrale, ils ne c’étaient pas revu depuis Jaipur … Rakesh ne savait ce que Parvati souhaitait mais il pouvait lire que quelque chose clochait, elle n’était pas la jeune femme qu’il avait combattu, sauvé et qui l’avait aussi sauvé.

« La petite peste … »
La bouche de Rakesh s’entre ouvrit et il fit un pas en avant sous le rire vicieux du casseur qui se trouvait à son côté et qui voyait dans ce geste une manière d’appuyer ses dires grossiers. Se rendant compte que quelques regards c’étaient tournés vers lui, l’indien repris sa place, croisa les bras sur sa poitrine et affichât une mine détachée et fermée, ce même visage qu’il arborait lorsqu’il tuait. Elle se mariait donc la petite impertinente, à un homme comme Sankar Banerjee, il avait du mal à le comprendre, mais visiblement c’était bien ce qui était en train de se passer. Au moins elle était sauve, c’était déjà beaucoup au vu des derniers évènements qu’ils avaient vécues ensemble après tout, et il n’avait aucun droit sur elle de toute façon. Une fois la cérémonie passée il trouverait bien un moyen de lui parler.






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Parvati Sharma


Depuis mon arrivée en Inde, j'ai rédigé : 216 , et je suis ici depuis le : 24/09/2015

MessageSujet: Re: Bloody wedding { RAKESH   Ven 27 Nov - 17:32

Bloody wedding
unis pour le pire


Le faste de la fête avait impressionné de nombreux invités. Beaucoup de fleurs, de lumières, de bougies, de riches tentures sur les murs, des vêtements luxueux. On se serait cru dans une réception royale. Parvati était consciente de la majorité des invités sont venus par obligation, non parce qu'ils appréciaient de près ou de loin la famille du marié et de la mariée. Combien d'entre eux connaissaient son vrai prénom ? Moins de la moitié. Au final, la cérémonie religieuse ne dura pas longtemps. La famille prononça quelques prières, des colliers de fleurs furent échangés et trônaient sur les cous déjà bien ornés des mariés. Quand Sankar déposa son pouce pour tracer une ligne rouge sur son front, Parvati eut un affreux pressentiment. C'était comme s'il avait pointé le bout d'une arme à feu et qu'il avait tiré. Ce regard, si mauvais, quand il avait croisé ses prunelles à travers son voile. Il lui avait fait froid dans le dos. Dire que cet homme partagerait sa vie. Que cette belle-famille tellement nombreuse, qui l'observaient avec un air si hypocrite, tenteraient de lui dicter sa vie. Surtout cette belle-mère, aux yeux si petits qu'elle ressemblait à un serpent, prête à la mordre à n'importe quel moment. Madame Banerjee n'était pas connue pour sa bonté. Parvati savait qu'elle allait regretter la, si stricte mais douce, Abilasha.

L'échange des anneaux fut prompt mais efficace. On ne laissa pas le temps à Parvati de faire quoi que ce soit. Sankar l'empoigna brutalement, tout en souriant d'un air naturel, puis lui enfonça l'anneau. Heureusement pour la jeune femme, la taille correspondait. Quand il la lâcha enfin, elle remarqua qu'une rougeur c'était créée à l'endroit où il l'avait tenu si fermement. La jeune mariée massa son poignet douloureux, inquiète quant à la suite des évènements. Si seulement elle s'était faite tuée à Jaipur, pensait-elle. Son mari releva son voile de mariée, observa pendant un instant son dû, puis fit une grimace. « Je m'attendais à mieux » S'exclama-t-il pour que tout le monde l'entende. La foule éclata de rire, les hommes surtout. Les femmes, quant à elles, étaient restées discrète pour une fois. Parvati ne savait pas comment prendre cette remarque vexante. Elle voulait tellement lui rétorquer quelque chose, mais la vue d'un visage la stoppa dans la foulée. Rakesh était présent. Loin, mais il était tout de même là. Malgré son horrible turban qui lui donnait un air sage, qui ne lui collait pas du tout, elle put reconnaitre sa sublime moustache qui n'avait pas changé depuis leur dernière rencontre. « Aller, on se détend ! » Dit Sankar, toujours le sourire aux lèvres, en lui assenant un coup sur l'épaule qui failli la faire trébucher en avant. Le jeune marié remarqua que sa nouvelle épouse avait, auparavant, les yeux fixés vers le fond de la salle. Il tenta de guetter la personne concernée par tant d'attention, puis s'écria. « Ah ! Il est là ! L'homme qui a permis que ce mariage se fasse ! Veuillez applaudir mon chaperon ! » La masse humaine claqua des mains, ce qui provoqua un brouhaha insupportable. Parvati, intriguée par cette remarque, fixait son ancien compagnon de route avec un mélange d'étonnement et de colère. Que racontait-il ? Tout en se déplaçant en direction de l'homme moustachu au turban, Sankar déclamait une tirade de façon très théâtrale. « Cette nouvelle recrue a, avec brio je dois l'avouer, réussi à éloigner ma femme pendant le temps des préparations de la cérémonie ... vous savez comment elle aurait réagi en l'apprenant si tôt ... » Il avait murmuré la fin de sa phrase comme s'il avait fait une déclaration intime à la foule. A nouveau des rires mesquins se firent entendre. La petite Paro observait la scène, consternée par les informations qu'il étalait devant un si vaste publique. Elle était aussi dégoûtée d'apprendre la raison de la présence de celui qu'elle avait commencé à apprécier, ressentant cela comme de la trahison. Désormais, l'indienne savait qu'elle ne pouvait plus faire confiance à personne.

Sankar avait réussi à travers la foule et s'était arrêté devant Rakesh. Il affichait un air suffisant, comme il avait tellement l'habitude de le faire, mais le fond de son regard était peint de haine, de jalousie et de dégoût. Il avait arrêté de parler pendant quelques secondes, le temps que les conversations dans la salle reprennent et qu'il puisse s'adresser à cet homme qu'il détestait depuis le premier jour où on lui avait présenté, comme nouvelle recrue. Il le fixa encore pendant un court instant puis lui dit. « Alors, c'était bien à Jaipur ? J'ai eu des retours assez positifs de la part des espions du clan, là-bas » De nouveau ce regard mauvais. Si leurs yeux avaient été des armes, ces deux-là auraient fait un carnage. Sankar s'approcha un peu plus de son ennemi, jusqu'à avoir sa bouche près de son oreille. Il savait que, malgré le caractère violent de ce dernier, il n'oserait rien faire. Il n'aurait aucune chance. « Maintenant que vous vous êtes bien amusés, tous les deux, tu ne t'approches plus de Parvati, c'est compris ? ». Des gens les zieutaient, du coin de l’œil, mais le juge avait fait en sorte que personne d'autre ne puisse comprendre ce qu'il disait à l'oreille de cette nouvelle recrue. « Si j’apprends que, de quelque manière que ce soit, vous êtes ensemble, ce n'est pas toi qui en verra les conséquences mais ma nouvelle femme. Tu as bien compris ? Après la fête, tu dégages d'ici ».

Paro avait tenté de se rapprocher de la scène mais on l'en avait empêché. Toutes les familles invitées s'étaient amassées autour d'elle pour la saluer, lui toucher les pieds, lui offrir des présents. Elle ne put qu'observer de loin, sans pour autant comprendre ce qu'il se passe. Rakesh était-il de mèche avec Sankar et sa famille ? Avait-il était l'auteur de cet éloignement ? Elle n'y croyait qu'à moitié. Ses soupçons devinrent réalité lorsqu'elle put apercevoir son mari parler à l'oreille de son ancien compagnon d'arme. Ils étaient donc proches, au final. Lui aussi n'était qu'un sale traitre. Une expression de dégoût se lisait désormais sur son visage.






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Rakesh Mangeshkar


Depuis mon arrivée en Inde, j'ai rédigé : 65 , et je suis ici depuis le : 15/11/2015

MessageSujet: Re: Bloody wedding { RAKESH   Dim 29 Nov - 16:03

Bloody wedding
unis pour le pire


Plus rien ne bougeait, plus un cil, plus un muscle, la respiration semblait coupée, une statue parfaite d’ivoire aux couleurs chatoyantes et à l’ombrage dorée, c’était ce que devenait Rakesh en cet instant, alors que l’assemblée vibrait, parlait, riait au rythme de la fête, lui était plus statique qu’un corbeau observant sa proie, les yeux rivés sur Parvati. Prêt d’elle, Sankar se permettait l’humour déplacé de ce genre de mariage, laissant voir à l’assemblée qu’il était à présent le maitre incontesté de la jeune femme. Mais Rakesh savait mieux que quiconque qu’il ne pouvait y avoir de maitre pour la sauvageonne, pourtant elle ne bougeait pas, semblant accepter son sort avec résignation. Elle ne l’avait pas vu et c’était peut-être mieux ainsi. Rakki n’avait aucune envie de se retrouver mêler à une quelconque histoire aujourd’hui, il commençait à peine à se faire accepter par les Kalima, on l’appréciait et le craignait un peu plus chaque jour, et il comptait repartir à Delhi avant la fin de la saison afin de garder un œil sur ses précieuses et sur son propre royaume obscure. Mais le mal fut fait, et leurs yeux se croisèrent.

Les immenses pupilles brunes de Parvati se posèrent sur lui, Rakesh sentit un puissant flot d’adrénaline lui courir le long de la colonne vertébrale. Il y avait encore quelques semaines il ignorait l’existence de cette femme, il y avait quelques jours à peine il aurait pu la tuer sans réfléchir, et pourtant aujourd’hui il se sentait lier par quelque chose d’invisible  cette petite peste, un pacte muet avait été signé entre eux, eux qui ne se devaient rien, et pourtant il le ressentait comme cela aujourd’hui, ne supportant pas de la voir ainsi. Non Parvati ne semblait aucunement désirer cet époux qui remarqua bien vite le regard échangé entre les deux jeunes gens.
Rakesh ne bougeât pas, gardant ses bras croisés sur sa poitrine, ne lâchant pas la jeune femme des yeux pendant encore quelques secondes avant de se détourner d’elle et d’observer ses propres sandales. Il ne pouvait et ne voulait rien faire, il n’en avait ni les moyens ni le temps et il se sentait presque désolé pour elle à présent.
La foule se tut presque tandis que le nouvel époux de la belle fleur se leva et s’approchât du casseur. Les compagnons de combat dont il était entouré s’écartèrent quelque peu, respectueux et méfiant face à la masse qu’était Sankar Banerjee et ne purent détacher leurs yeux des deux hommes qui se faisaient face à présent. Rakesh soutint le regard brillant du juge, il n’avait pas peur de cette homme, peut-être aurait-il dut d’ailleurs, mais en cet instant il ne pouvait qu’afficher ce si étrange masque neutre de toute émotion qu’il maîtrisait si bien.
Les menaces de Sankar, sa manière carnassière de lui sourire et ces mains posées sur ses épaules, tout, absolument tout cherchait à provoquer la nature bagarreuse de Rakesh. Sankar semblait supposer bien des choses quant au lien de Paro et Rakki, à l’instar des autres casseurs qui écoutaient bien plus les rumeurs que les ordres du clan la plus part du temps.
La voix forte de Sankar résonnait dans la salle suivit de ce petit chuchotement vicieux, Rakesh eut l’image d’un long et sombre serpent et ne put se retenir de froncer les sourcils et de pincer la bouche fixant un point imaginaire au sol tandis que le nouveau marié s’approchait un peu plus de son oreille pour bien encrer ses paroles dans l’esprit de l’enfant de Delhi.
Oui il allait partir, avait-il vraiment le choix à présent ?
Le casseur se mit à repenser à ces derniers jours passés à Calcutta, on l’avait évité, on l’avait traité avec respect, on avait même cherché à l’inclure un peu plus au tablés du clan, était-ce une manière pour certain de s’approcher un peu plus du danger qu’il représentait ou alors avait-on quelque part apprécié ce défi qu’on semblait lui avoir accordé.
Il n’avait touché Parvati qu’une fraction de secondes, dans un élan de provocation, ils avaient été comme l’ours et le tigre, toujours à montrer les dents avant de s’allier, un court instant, trop court pour vraiment dire d’eux qu’ils aient une relation et pourtant …

Déjà le regard de Parvati était devenu plus froid sur lui, il pouvait le sentir. Pourtant elle savait qu’il était venu la surveiller, comment pouvait-elle croire ces paroles. Rakesh remuât la tête de haut en bas d’une manière sèche et abrupte pour faire comprendre à son interlocuteur qu’il avait compris. Mais son regard c’était à nouveau posé que la demoiselle aux yeux de chat sauvage.
Oui dès ce soir il ne l’a verrait plus jamais, et devrait trouver un autre moyen d’assouvir sa vengeance auprès des Kalima, peut-être d’autres chemins s’ouvriraient-ils devant lui, mais déjà il sentait brûler la rage dans sa poitrine.
Sankar s’éloignât des casseurs et rejoignit sa nouvelle épouse. On les ornât encore de colliers de fleurs, on caressa leurs mains, et ils sortirent suivit de l’impressionnant cortège de couleur que représentait tous les invités. Rakesh suivit la marche, la mine sombre, l’échine légèrement courbée.

« Alors comme ça Banerjee-ji t’a envoyé pour surveiller sa fiancée, j’ai du mal à y croire, moi je ne te confierai jamais une femme, surtout pas une folle comme elle ! »
Le rire de Bilal fut de trop, le poing de Rakesh parti droit vers sa mâchoire et le jeune homme tomba au sol à la fin du cortège. Deux de leurs compagnons l’empoignèrent pour le relever tandis que trois autres retenait Rakesh par les bras afin qu’il ne se rue pas de nouveau sur sa victime.

« SORTEZ LE D’ICI ! Tu vas te calmer tout de suite et on reparlera de ça demain tous les deux, est-ce que c’est clair Rakesh ?! Si je te vois à la fête dans la soirée je te tue de mes mains ! »
Rakesh soutint le regard de Naveen Jamwal et eut envie de lui cracher dessus mais on le sortie avant que la rage n’explose et l’indien se retrouvât de l’autre côté de la maison, jeté par une porte de cuisine comme un mendiant.
Il défit son turban et se laissa tomber au sol, s’asseyant contre un mur et attendant de se calmer. En réalité il ne savait pas même pourquoi il se sentait aussi énervé, mais tout semblait soudain si incontrôlable en lui. Passant sa main sur son front Rakesh attendit ainsi longtemps, ou peut-être pas, il n’aurait su le dire, mais lorsqu’il se releva ce fut avec une seule et unique envie. Il allait voir Parvati maintenant, et peut-être après cela ne l’a reverrait-il jamais. Et peut-être était-ce mieux ainsi.

•••

« Petite peste … » la voix basse et sifflante de Rakesh se fit entendre derrière la masse de tissus rouge et blanc étendu dans l’immense tente que l’on avait dressé pour les femmes. Parvati se trouvait en retrait. Dans une tente avoisinante on avait assemblé tous les hommes et des voix graves et hilares couvraient presque les discutions des femmes de l’autre côté. La coutume voulait que homme et femme ne se mêlent pas durant le repas d’après cérémonie, et la mariée se devait d’être encore mise à part sur un trône recouvert de cousins et enrouée de voiles transparents aux reflets brillants.
La nuit était tombée, cela devait faire plusieurs heures que Parvati était ainsi, peut-être c’était-elle assoupie, quoi qu’il en fût Rakesh passa sa main à travers les pans de tissus et attrapât le bras de la jeune femme pour la tirer hors de la tente. A cette heure les femmes ne s’apercevraient pas de son absence même quelques secondes, et c’était tous ce qu’il fallait à Rakesh pour s’expliquer, du moins le croyait-il.
Plaquant sa main sur la bouche de la jeune femme tout en la serrant à lui afin qu’elle ne se débatte pas et ne signale sa présence, Rakki plongeât son regard dans le sien et eut une étrange impression de déjà-vu.

« Cette fois ne me met pas ton poing dans la figure s’il te plait. Il faut que je te parle. Et il faut que tu m’écoute, Sankar va certainement te faire du mal si il nous voit ensemble, alors je vais faire simple. Je pars Parvati, je ne reviendrai jamais à Calcutta. Mais si je retrouve l’homme que tu cherchais à Jaipur, je te fais la promesse de le tuer et de te faire parvenir sa tête par quelque moyen que ce soit.»
Dans sa tenue de mariée, Paro avait l’air d’une divinité déchue. Son visage semblait fatigué et peiné, mais son corps était tendu été brûlant. Le sindoor qui recouvrait ses cheveux était d’un rouge vif et apportait une aura surréelle à cette image qui s’offrait à la vue du casseur. La fleur n’en était plus une du tout, après ce soir elle serait une des mariées de la famille, du clan, elle ferait des enfants à cet homme, elle vivrait sa vie, et pour Rakesh elle resterait une petite peste qui lui ait causé bien plus de problèmes en peu de temps que toutes les autres femmes qu’il avait rencontré dans toute une vie.
toute façon. Une fois la cérémonie passée il trouverait bien un moyen de lui parler.






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Parvati Sharma


Depuis mon arrivée en Inde, j'ai rédigé : 216 , et je suis ici depuis le : 24/09/2015

MessageSujet: Re: Bloody wedding { RAKESH   Lun 30 Nov - 3:39

Bloody wedding
unis pour le pire


Sankar l'avait rejoint assez rapidement, un air satisfait était peint sur son visage. Parvati toisait son époux, intriguée par son comportement. La belle tourna par réflexe son minois en direction de Rakesh qui, lui, avait un regard glaçant. Il semblait rongé par la haine et la colère. Ce qui semblait assez fréquent chez lui. Que pouvaient s'être dit ces deux-là ? La jeune femme avait une petite idée sur la question. Les mariés sortirent de la salle, suivis par le grand cortège qu'avaient formé les invités. Paro regardait son époux, du coin de l’œil, tout en marchant à ses côtés. Leur démarche était lente, mais solennelle. Il était tellement grand, par rapport à elle. Le jeune homme avait la particularité d'être totalement imberbe, ce qui contrastait avec les barbes bien fournies ou les moustaches généreuses de ses compagnons, il avait une épaisse touffe de cheveux noirs qui trônait fièrement sur sa petite tête bien faite. Sa peau était très sombre, ses yeux noirs ressemblaient à ceux d'un faucon en chasse. On pouvait le critiquer sur son affreux comportement, ses manières déplacées, son goût pour la violence, Sankar était un garçon très séduisant. Trop à vrai dire. Lorsqu'il tourna sa tête dans sa direction, Paro continua l'examen physique de ce dernier. Interloqué par tellement d'insistance, le marié prit le temps de lui dire, sèchement. « Regarde devant toi. Tu auras tout le temps de me regarder, ce soir » Parvati décida qu'il n'était pas encore temps de perdre ses bonnes habitudes. « Si je veux te regarder, je le fais » L'homme ne répondit pas. Il se contenta d'un sourire en coin, annonciateur de mauvaises choses.

Soudain, le cortège s'arrêta. Parvati et son mari se retournèrent en même temps, pour observer la bagarre qui s'était produite à quelques mètres derrière eux. La jeune épouse pu apercevoir Rakesh, maintenu de part et d'autre par des membres du clan, en proie à un violent accès de rage contre l'un de ses compagnons. Elle entendit, de loin, Naveen s'énerver contre lui. Pas le temps d'aller voir les deux protagonistes pour demander la raison de cet accrochage, Sankar l'avait déjà attrapé par l'épaule pour la retourner. « Y'a rien à voir, on avance » Paro se dégagea de l'emprise de son mari, rien à faire, le cortège continua sa route, elle fut portée par la foule en direction d'une autre maison, où se déroulerait le reste des festivités.

Parvati avait été installée dans la tente des femmes. Elle était seule, dans son coin, entourée de coussins et de voiles transparents. Aucune des femmes présentes dans l'assemblée n'étaient venues lui adresser la parole. La belle était là, posée sur son trône, à attendre que les festivités passent. C'était insoutenable. Même sa belle-famille, ou sa mère adoptive. Personne n'était venu lui parler, ou même la rassurer. Elle les voyait rire, manger, danser. La rebelle se serait cru dans un monde à part. Ils étaient en train de s'amuser, tandis qu'elle restait enfermée dans son monde de solitude. Paro regrettait d'avoir accepté, par défaut, cette union, cela se voyait sur son visage. Si elle n'y mettait pas fin, d'une manière ou d'une autre, ce mariage la détruirait. Elle en était consciente. Sankar ferait tout pour l'empêcher de participer aux actions du groupe, il serait même capable de l'enfermer dans une cave jusqu'à ce qu'elle soit enceinte. La mariée redoutait le temps qu'elle serait obligée de partager avec ce monstre. Elle était désormais perdue dans ses pensées, à tel point qu'elle sursauta lorsqu'elle entendit une voix masculine derrière elle. « Petite peste … »

La belle eut à peine le temps d'ouvrir la bouche qu'une main puissante la fit tomber à la renverse. Elle quitta la tente des femmes pour se retrouver à l'extérieur, la tête contre le torse de son agresseur. Quand elle leva ses yeux révoltés sur le visage de Rakesh, elle s'apprêta à lui crier dessus, quand il eut le bon réflexe de poser sa main sur ses lèvres. L'homme la maintenait fermement, comme lors de leur dernier affrontement à Jaipur. Il devait avoir imaginé l'éventualité d'une réaction agressive de la part de la rebelle de Kalima. Ses yeux sombres remplis de colère la fixèrent. Parvati ne put rien faire d'autre que de plonger son regard scandalisé dans le sien. Elle gesticulait, mais rien à faire. Il la retenait avec une telle force qu'aucun mouvement n'aurait pu la dégager. Il se mit alors à parler, sans s'arrêter. L'éternelle insoumise se mis à l'écouter. Lorsqu'il eut enfin fini sa tirade, elle continua de le dévisager avec un air sombre.

On pouvait entre le rire aiguë des femmes, d'un côté, celui beaucoup plus rauque des hommes, de l'autre côté. Dehors, la nuit était tombée. L'air était humide mais il ne pleuvait pas. Les rues de Calcutta commençaient à se vider, petit-à-petit. Les deux anciens compagnons de mission se toisaient, sans parler. Quand Rakesh lâcha enfin Parvati, cette dernière le poussa violemment en arrière. Il faillit faire s'écrouler une partie de la tente des hommes, heureusement il fallait réussi à se rattraper à temps. Elle posa ses mains sur ses hanches. Cela lui donnait une attitude sévère. « Alors maintenant tu viens me voir pour me dire, que l'homme que j'ai épousé va me faire du mal si on est vu ensemble, ça je le savais bien avant que tu me le dises, monsieur je sais tout ... » Elle était bien partie pour l'enchainer pendant de longue minute, obligée de parler à voix basse tout en gardant un ton énervé « Ensuite tu me dis, bourré de sympathie que tu es, que tu vas aller tuer l'homme de Jaipur, pour moi ... » La jeune mariée s'arrêta puis se mis à l'applaudir, affichant une moue faussement impressionnée. « Bravo monsieur, c'est tout à votre honneur, permettez que je vous remercie convenablement, maintenant que je fais partie du clan des femmes mariées » Elle déclamait ses phrases avec sa candeur naturelle, nullement effrayée de s'attirer les foudres de l'homme qui lui faisait face. La rebelle courba l'échine pour toucher les pieds Rakesh, en signe de  respect, ce dernier recula. Parvati se redressa et le dévisagea. « La seule chose que tu puisses faire, avant de quitter la capitale, c'est de me sortir de cette union désastreuse, m'aider à tuer Sankar » Elle avait dit cette phrase avec beaucoup de froideur et de détermination. Paro avait laissé le temps à son interlocuteur de digérer ses mots, elle continua. « Si je ne tue pas Sankar avant, il me tuera en premier. Tu le sais aussi bien que moi. Si je ne peux pas rester telle que je suis, ce qui sera le cas, ils me tueront aussi rapidement qu'ils m'ont marié ... » Paro avait pris la main de Rakesh, celle où un tatouage tribal avait été gravé sur sa peau. La belle fixa longuement cette marque, sans rien dire, la touchant avec le bout de ses pouces. « Si tu m'aides, je te serais redevable ... » Paro leva enfin la tête dans sa direction, plongeant son regard de braise dans les prunelles sombres à l'expression indéchiffrable de l'homme. « Une promesse est une promesse, je la tiendrais jusqu'à ma mort s'il le faut ». Elle était déterminée. Seul Rakesh pouvait l'aider à se sortir de cette histoire.






ₓfin d'une vie indigèneₓ
❝J'ai rêvé d'une vie où nous serions tous égaux devant la justice. Tous les hommes, toutes les femmes, travaillant dans un même but : le bonheur. Un monde utopique où même une jeune femme indienne, une orpheline, trouverait sa place parmi les autres mortels. Un rêve intouchable.❞

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Rakesh Mangeshkar


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MessageSujet: Re: Bloody wedding { RAKESH   Mer 2 Déc - 12:30

Bloody wedding
unis pour le pire


Rakesh n’en croyait pas ses yeux et ses oreilles, la petite peste qu’il avait vu presque éteinte, dans l’attente du dénouement de cette cérémonie venait à nouveau de s’embraser, elle n’écoutait que d’une oreille et parlait d’un ton vif bien qu’elle tenta de gardé la voix basse. Leur discussion était étrange, à la fois incisive et pourtant chuchotée. Rakesh se pencha vers la demoiselle poing sur les hanches, la dévisageant à nouveau, sa moustache se mit à se crisper tandis qu’il serrait les dents. Non il avait eu tort de revenir la voir, elle était belle et bien folle la petite et elle les ferait tuer tous les deux. Ils avaient survécus à Jaipur, elle réclamait du sang à Calcutta et pas n’importe lequel.
Devant lui la tigresse avait repris ses droits et elle était plus déterminée que jamais. L’indien n’arrivait pas à lire en elle, peut-être que ce mariage lui retournait complétement l’esprit, peut-être avait-elle finalement sombré, un mauvais démon avait peut-être pris possession de son corps. Non pourtant elle était elle-même, la même fougue qu’a Jaipur et le même regard droit et fière qu’elle portait sur lui, leurs iris se mêlant l’une à l’autre.

« Je … mais … »
Les mots n’arrivaient pas à passer la bouche du casseur qui regardait éberlué la petite fleur pleine de rage. Derrière eux des bruits de pas se firent entendre, un rire gras et une toux due à l’humidité. Rakesh attirât Parvati à lui et ils se glissèrent ensemble avec leur habituel rapidité et leur prudence entre les deux tentes afin d’être protégé par l’ombre. Cette nouvelle proximité dérangeât un instant Rakesh, ce n’était pourtant pas la première fois qu’il se retrouvait ainsi contre Paro, pourtant il se sentait bizarre, peut-être était-ce à cause de la menace de Sankar, qui les décapiterais certainement tous les deux sur le champ si ils les voyaient ainsi.

« Je ne te promet pas de retrouver l’homme de Jaipur ! Je dis que si je le retrouve … roooh laisse tomber… »
Rakesh se dégageât de Parvati, mécontent, sourcils froncés, lâchant les poignets de la jeune femme et prenant un peu de distance. Pourquoi se sentait-il lié à cette femme infernale qui semblait pouvoir lui demander n’importe quoi, il n’en savait rien. Il l’a connaissait à peine et elle ne méritait pas autant d’attention. Pourtant il n’arrivait pas non plus à partir, et cela le ravissait de voir que les yeux de Paro c’était à nouveau illuminés de cette flamme vengeresse qu’il lui avait connu quelques jours plus tôt.
La nuit était tombée presque entièrement à présent, les étoiles et la déesse lunaire avaient pris leurs places et les reflets de diamant qu’ils accrochaient au ciel était reflètes dans les pupilles sombres de la belle indienne, la sauvageonne petite peste qui le toisait en cet instant ne cessant de montrer son caractère de feu. Il semblait à l’indien que depuis qu’il était arrivé à Calcutta il n’avait fait que de rencontrer des femmes bien différentes des autres villes, allez savoir pourquoi ! Peut-être n’avait-il simplement pas côtoyé les bons milieux, ou alors toutes les demoiselles avec des minois de princesses de contes étaient en réalités les corps humains de démons bien plus ravageur que ceux des hommes.
L’adorateur de Shani réfléchit un instant, il ne pouvait tuer un juge ainsi, Sankar était connut et craint de tous, mais quelque part Parvati avait raison, il finirait par la tuer, il en avait d’ailleurs déjà fait la remarque à demi-mot à Rakesh lors de la cérémonie. Il fallait donc trouver une solution et vite. La nuit de noce allait bientôt arriver, on viendrait chercher Parvati pour l’emmener dans la couche de son nouveau mari, là on l’a parerait pour son couché et elle lui appartiendrait pour toujours. Rakki sentit un frisson de dégout lui parcourir l’échine. Sankar Banerjee n’était pas laid, il plaisait certainement à beaucoup de femme, mais son regard de serpent le dégoutait depuis le premier jour.
Il fallait qu’il aide Parvati, une fois encore, en espérant que cette fois-ci ne se solde pas par un échec comme à Jaipur. De plus elle lui promettait d’être redevable … les mots résonnèrent dans l’esprit de Rakesh, une femme du clan redevable, mariée à présent elle aurait accès à plus de cercles encore, elle en apprendrait plus sur le fonctionnement des groupes et des ordres, et peut-être lui permettrait-elle d’être vengé à son tour.

« Il nous faut un plan, ce soir tu dois jouer ton rôle, mais si nous devons le tuer c’est avant la fin de cette semaine, après il sera trop tard je devrais partir pour de bon. Si ton mari meurt, il faut faire accuser le crime par d’autres. Il faut que ça ait l’air d’un guète à pan, et que ça ne ressemble pas aux habitudes du clan ni aux notre. Tu te souviens des troupes qui nous avaient attaquées à Jaipur ? C’est d’eux dont il faut s’inspirer. »
Des femmes sortirent de la tente en tapant des mains et en dansant et sans s’en rendre compte Rakesh s’approcha un peu de Paro pour la couvrir de son ombre. Oui ils allaient mourir bêtement à Calcutta pour tuer le mari de cette dernière, mais un plan se dessinait dans l’esprit du casseur et il voyait dans les yeux de la fleur qu’elle suivait sa logique.

« Il nous faut des armes à feu, et un lieu sûr pour se retrouver et établir correctement le plan. Et il va falloir que l’on se tienne à carreau d’ici là tu m’entends ?! » dit-il avec un ton bas et sans appel.
Rakesh laissait à Sankar, une nuit, une seule en possession de Parvati, c’était peut-être déjà trop pour la jeune femme et peut-être allait-elle réagir violemment à cette idée, mais ils n’avaient pas le choix. Si le juge mourrait ce soir, tout le monde se douterait que l’initiative vient de la mariée, si le juge mourrait dans la semaine de ce qui apparaitrait comme une embuscade anglaise, on se dirait que la pauvre Parvati n’était pas née sous un bon astre pour être mariée et on oublierait certainement la présence de Rakesh à ses côtés.







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In ka to funda hai simple sa yaar Goli maaro to panga Aankh maaro to pyaar *
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Parvati Sharma


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MessageSujet: Re: Bloody wedding { RAKESH   Mar 8 Déc - 14:03

Bloody wedding
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La belle mariée fixait le jeune homme, une certaine détermination pouvait se lire dans son regard. Son tempérament sauvage reprenait toujours le dessus, c'était l'essence même de sa personnalité. Ni la famille Banerjee ni la famille Jamwal ne réussiraient à l'assagir. Ce serait arriver à la transformer. Là, face à elle, Rakesh ne semblait pas contre l'idée d'éliminer simplement son nouvel époux. Il faut dire que, ceux qui avaient déjà eu affaire à Sankar, ce qui était le cas du casseur, ont au moins une fois été victime de son caractère froid et sans pitié. Si Rakesh avait une once de pitié envers Parvati, ou s'il pouvait penser qu'elle lui serait utile à un moment ou à un autre, il l'aiderait. La jeune femme s'attendait à une réponse positive et immédiate. Au lieu de ça, Rakesh lui proposa d'attendre un peu avant de mettre leur plan en place. Ces mots rebutèrent Paro qui se figea, agacée par l'attente dont elle devait faire preuve. Horrible, insoutenable. Rien que l'idée de devoir partager sa couche nuptiale avec ce barbare sanguinaire, impensable. La belle voulu lui rétorquer quelque chose, mais elle fut prise de court par le discours implacable de Rakesh. Pensive, l'indienne se mise à faire les cents pas à l'extérieur de la tente. Il n'avait pas tout à fait tort. « Oui, c'est vrai ... » Commença-t-elle en chuchotant. Elle s'arrêta puis pivota en direction de l'homme à la moustache. « Mais devoir attendre m'est très difficile ... Ce soir même il risque de me tuer. Tu le connais ... Ce soir, Sankar trouvera un moyen de me faire du mal. Je ne me laisserai pas faire ... » Parvati tapa du pied, énervée par sa position délicate. Puis, elle réfléchit à quelque chose. « Et si ... et si ... » La jeune femme posa un doigt sur ses lèvres, attitude habituelle lorsqu'elle était dans une période de réflexion intense ... « Et si je leur avoue que je suis déjà mariée ? » Idée lumineuse. Quand la moue perplexe du casseur se figea après son annonce, Paro voulut s'expliquer. « Sankar et sa famille son très ... traditionnels ... S'ils voient que j'ai déjà été mariée et que nous avons consommé, jamais ils n'approuveront ce mariage et la nuit de noce n'aura pas lieu ! » Un sourire radieux s'était fondu dans son visage. Un mouvement de tête trop rapide, probablement dû à l'excitation et à une fatigue importante, lui fit tourner la tête. L'indienne tomba sur le sol sablonneux. Heureusement pas de casse. Paro se redressa aussi vite qu'elle était tombée, époussetant son derrière recouvert d'une fine couche de poussière. Elle reprit ses esprits puis se rapprocha de Rakesh avec la rapidité d'un félin. La belle décroisa les bras du casseur puis lui prendre les deux mains. « Qu'en penses-tu ? Ca nous éviterait de nous mettre dans une mauvaise position en risquant d'être découvert si nous tuons Sankar. La seule chose que nous risquons c'est le déshonneur ... mais ça c'est ... » Tout à coup, une silhouette féminine vint interrompre la discussion.

« Paro comment as-tu osé ? » La voix de Sandhya résonna derrière les deux jeunes gens. Vêtue de son sari noir, recouverte d'une montagne de bijoux, la fille Jamwal s'interposa entre eux. Elle gifla Parvati tellement fort, qu'elle la désarçonna et la fit tomber, à nouveau, par terre. Sandhya fit ensuite face à Rakesh. « Aie-je bien entendu ? Comment osez-vous vous imposer dans notre famille si illustre ? Cela suffit ! » Sandhya empoigna sa demi-sœur de force pour la faire se relever. « Tu nous fais honte à tous » Son regard reflétait de la haine, quelque chose que Parvati n'avait jamais décelé chez cette femme. Elle voulut lui rétorquer quelque chose mais elle n'eut pas le temps. « Tais-toi ! Maintenant tu viens avec moi, je t'emmène chez Sankar ... Toi » Sandhya tourna ses prunelles sombres en direction du moustachu. « Les femmes de cette famille ne sont pas destinées à n'importe qui. Surtout pas à un étranger. Je ne veux plus rien entendre, ce mariage a eu lieu, peu importe ce qui s'est passé il y a quelques jours. Maintenant, partez avant que je ne vous accuse de comploter contre nous et qu'on vous tue sur la place public » Sur ces mots, Sandhya emporta la jeune femme derrière la tente, contournant ainsi la fête qui avait encore lieu.

La mariée avait été conduite dans une maison, à quelque pas de là. Ce qu'elle ne savait pas, c'était que c'était la demeure de la famille Banerjee. Paro n'eut pas le temps d'admirer la décoration luxueuse ni les tapis d'orient qui ornaient les sols, elle n'entendit pas les oiseaux exotiques gazouiller dans leurs cages dorées. La tête baissée pendant tout le chemin, elle n'entendit pas sa demi-sœur s'adresser aux employés de la maison. Sandhya poussa une porte en bois massif, et fit rentrer Parvati dans une des chambres. « Tu t'assied là, tu attends. Je vais chercher Sankar. » Ces mots étaient prononcés comme des menaces. Quand elle ferma la porte derrière elle, Paro entendit le cliquetis d'une serrure que Sandhya avait verrouillé. C'en était fini.

L'indienne était affalée sur un grand lit, il était recouvert d'une multitude de coussins aux couleurs chatoyantes, et un léger rideau transparent l'entourait de part et d'autre. La pièce, d'une taille importante pour une simple chambre, était éclairée à quelques endroits par des bougies. Il régnait une ambiance tamisée. Parvati se triturait les mains, angoissée par le fait d'imaginer les instants à venir. Non loin de là, elle pouvait entendre par la fenêtre entre-ouverte la musique et les rires, la fête était à son comble. Personne ne pouvait s'imaginer ce qu'elle ressentait en ce moment, c'était pire que la peur de la mort. Lorsque Sankar arriverait dans la chambre, il ferait d'elle officiellement une femme mariée, elle deviendrait alors sa propriété et n'aurait plus rien à dire. La belle rabattit son voile pourpre devant son visage, laissant couler d'épaisses larmes le long de ses joues rosies. Soudain, elle entendit à nouveau le cliquetis de la serrure. Sankar était arrivé, pensa-t-elle.






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❝J'ai rêvé d'une vie où nous serions tous égaux devant la justice. Tous les hommes, toutes les femmes, travaillant dans un même but : le bonheur. Un monde utopique où même une jeune femme indienne, une orpheline, trouverait sa place parmi les autres mortels. Un rêve intouchable.❞

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Bloody wedding { RAKESH
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